Directeur sanitaire de la Grand’Anse, le Dr Boutroce Gally Pierre dresse un bilan partiel de ses interventions en vue de redynamiser l’hôpital Saint-Antoine de Jérémie.
14 spécialistes dans diverses spécialités médicales et chirurgicales et une intervention urologique au laser, le département
sanitaire de la Grand’Anse fait tout pour combler un fossé datant de plusieurs années en matière de disponibilité des soins de santé à l’hôpital Saint-Antoine de Jérémie.
« Dès mon arrivée à la tête de la direction sanitaire de la Grand’Anse, j’ai fait une évaluation des services disponibles à l’hôpital Saint Antoine de Jérémie. J’ai constaté que tous les cas graves étaient référés vers le département du Sud: une fracture, une péritonite et même une césarienne », a relaté le Dr Boutroce Gally Pierre dans une entrevue accordée au quotidien Le Nouvelliste ce mercredi 13 mai 2026.
Puis, a-t-il poursuivi, les deux blocs opératoires qui étaient dysfonctionnels, ont été rénovés et [sont] redevenus fonctionnels.
« L’hôpital Saint-Antoine de Jérémie réalise à présent une quinzaine d’interventions chirurgicales par jour dans toutes les spécialités chirurgicales. Les patients n’ont plus à parcourir plusieurs kilomètres pour se rendre aux Cayes dans le but de se faire opérer », selon les dires du directeur sanitaire de la Grand’Anse.
Parmi les interventions chirurgicales, le Dr Boutroce Gally Pierre met en exergue une intervention chirurgicale type « résection prostatique transurétrale » pour hyperplasie bénigne de la prostate chez un patient âgé de 80 ans.
Cette intervention réalisée au laser par le Dr Jean Mary Aubourg, urologue affecté à l’hôpital Saint-Antoine de Jérémie, est rarement réalisée dans les hôpitaux publics en Haïti. Un premier pas qui, avec l’ouverture des centres de santé dans les autres communes, témoigne des efforts consentis en vue de renforcer l’offre de soins dans ce département souvent négligé.
En dépit de ces avancées, le Dr Boutroce Gally Pierre souligne quelques défis à relever. « Nos spécialistes sont des contractuels en attente de nomination, nous ne pouvons pas les garder en permanence dans le département de la Grand’Anse. C’est pourquoi nous avons mis en place un système de rotation en attendant de trouver des partenaires financiers capables de leur donner des incitatifs en vue de rendre pérenne ces avancées », a-t-il indiqué.


