Le professeur Jean-Marie Théodat s’est exprimé sur le déploiement prochain de la Force de répression des gangs (FRG) en Haïti, prévu pour les prochains mois.
Intervenant sur les ondes de Magik9, ce vendredi 24 avril 2026, le professeur Jean-Marie Théodat a expliqué, que les contingents tchadiens appelés à intégrer la FRG sont des éléments mieux aguerris que les Kenyans, prêts à aller au combat, même au péril de leur vie.
Jean-Marie Théodat a souligné l’expérience militaire de ces soldats, rappelant que le Tchad a résisté pendant des années aux offensives de la Libye et a participé à diverses opérations aux côtés de puissances occidentales.
Par ailleurs, l’écrivain a souligné qu’au-delà de l’effectif, le déploiement de la FRG exige des préparations logistiques importantes ainsi qu’un environnement stratégique.
Lors de son intervention à l’émission Panel Magik, M. Théodat a estimé que cette force ne peut se limiter à une approche strictement « répressive ». Selon lui, des alternatives doivent être proposées aux jeunes souhaitant se démobiliser, tout en s’attaquant aux circuits d’approvisionnement en armes des groupes armés.
« Il faut qu’il y ait des mesures d’interdictions pour ces armes qui rentrent dans le pays et des portes de sortie pacifiques pour des jeunes qui souhaiteraient déposer les armes », a déclaré M. Théodat, soulignant que la solution à la crise sécuritaire ne saurait être uniquement militaire.
Plus loin, Jean-Marie Théodat a plaidé pour la mise en place de véritables forces de sécurité nationale afin d’assurer la pérennité de l’État haïtien sur le long terme.
La FRG devra se déployer en Haïti « par phases » dans les prochains mois, a indiqué, jeudi 23 avril, le représentant spécial Jack Christofides. Durant son voyage aux États-Unis, le premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a confirmé au journal Le Nouvelliste que 700 soldats tchadiens sur un total de 1500 sont déjà arrivés à Port-au-Prince. Environ 5500 soldats et policiers sont attendus en Haïti dans le cadre de cette mission.


