Les républicains du Sénat américain ont bloqué mercredi la tentative des démocrates de prolonger le Statut de protection temporaire (TPS) pour les Haïtiens, rejetant une proposition de loi qui aurait permis à des centaines de milliers de ressortissants haïtiens de demeurer aux États-Unis sans craindre l’expulsion au moins jusqu’à la prochaine élection présidentielle américaine, a rapporté le Miami Herald.
Les républicains du Sénat américain ont bloqué mercredi la tentative des démocrates de prolonger le Statut de protection temporaire (TPS) pour les Haïtiens, rejetant une proposition de loi qui aurait permis à des centaines de milliers de ressortissants haïtiens de demeurer aux États-Unis sans craindre l’expulsion au moins jusqu’à la prochaine élection présidentielle américaine, a rapporté le Miami Herald.
Les républicains du Sénat américain ont bloqué mercredi la tentative des démocrates de prolonger le Statut de protection temporaire (TPS) pour les Haïtiens, rejetant une proposition de loi qui aurait permis à des centaines de milliers de ressortissants haïtiens de demeurer aux États-Unis sans craindre l’expulsion au moins jusqu’à la prochaine élection présidentielle américaine, a rapporté le Miami Herald.
En avril, les démocrates de la Chambre des représentants, avec l’appui de quelques républicains, avaient adopté une loi prolongeant de trois ans les protections temporaires accordées aux immigrants haïtiens. Le texte avait été présenté par les représentantes démocrates Ayanna Pressley, du Massachusetts, et Laura Gillen, de New York. Il avait été soumis au vote après que ses partisans eurent réussi à utiliser une procédure bipartisane (« discharge petition ») pour le sortir de la commission parlementaire où il était bloqué, a rappelé l’article du Miami Herald.
Les sénateurs démocrates Ed Markey, du Massachusetts, et Lisa Blunt Rochester, du Delaware, ont ensuite déposé au Sénat un projet de loi identique. Mercredi, ils ont demandé l’adoption par consentement unanime du texte déjà approuvé par la Chambre. Mais leur tentative d’obtenir son adoption avant l’expiration du TPS des Haïtiens, prévue vendredi, a été bloquée par le sénateur républicain du Missouri Eric Schmitt.
« L’Amérique n’est pas un camp mondial de réfugiés. L’Amérique n’est pas un système permettant au tiers-monde de s’enrichir. L’Amérique est notre maison, et lorsque des invités deviennent des squatteurs, on ne retarde pas l’application de la loi. On appelle le shérif et on les renvoie chez eux. C’est exactement ce que nous devons faire aujourd’hui », a déclaré Schmitt, cité dans l’article du Miami Herald.
Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a accusé le président de vouloir renvoyer les Haïtiens vers les « conditions dangereuses » qu’ils avaient fuies.
« Soyons clairs : retirer le TPS aux Haïtiens ne leur fera pas seulement du mal, cela nuira à tout notre pays », a-t-il déclaré, selon cet article du Miami Herald qui a indiqué que des militants des droits humains et élus locaux en Floride ont appelé les sénateurs de la Floride et le secrétaire d’Etat Marco Rubio à supporter les initiatives visant à protéger les Haïtiens.
Entre-temps, ce mercredi également, la cour d’appel fédérale de Washington a accordé mercredi un sursis temporaire aux Haïtiens menacés de perdre leur protection contre l’expulsion, dont la fin était initialement prévue pour vendredi.
Dans une ordonnance, la Cour d’appel des États-Unis pour le district de Columbia a rejeté une demande de l’administration Trump qui aurait mis fin aux avantages du Statut de protection temporaire (TPS) pour les Haïtiens dès vendredi. En conséquence, ces protections ne pourront pas être supprimées avant le 27 juillet.
L’administration Trump avait demandé à la cour d’appel de lever la suspension imposée par la juge fédérale Ana Reyes, qui avait empêché le gouvernement de mettre fin au TPS pour environ 350 000 Haïtiens vivant aux États-Unis. La cour d’appel a refusé cette requête.
Ce délai de trois jours peut sembler modeste, mais pour les Haïtiens qui s’interrogent sur les démarches à entreprendre une fois les protections contre l’expulsion expirées, il leur offre un peu plus de temps pour s’organiser, a rapporté Miami Herald.
Le Nouvelliste


